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Montfavet : pour une véritable action culturelle

Intervention de Raphaël Mérindol au Conseil du 27 mai 2015, pour une véritable politique culturelle à Montfavet

 

Madame le Maire, mes chers collègues

Nous voterons pour la subvention au Comité des Fêtes de Montfavet mais souhaitons appoter certaines observations.

Le Comité aura notamment pour tâche d’empêcher que la Fête des Foins ne sombre dans une folklorisation de la vocation agricole, préjudiciable à l’espoir qu’entretiennent encore les paysans en activité dans ce territoire. De même que la Provence ne peut se circonscrire aux danses en costume comtadin, c’est à dire hors du temps vécu, la ruralité ne peut être résumée par un lancer de bottes de foin une fois par an. Nous souhaitons que soit portée une claire ambition : montrer que l’agriculture à Montfavet a une modernité, donc un avenir. La Fête des foins peut et doit y contribuer, d’où la nécessité de son toilettage.

Par ailleurs, cette délibération offre l’occasion de faire un distinguo entre festivités et culture. Il est trop facile de dire qu’il existe des festivités à connotation culturelle, que la culture peut être de nature festive; la vérité est que les premières visent au délassement, la culture ayant pour but l’élévation, n’en déplaise aux ergoteurs.

Oui, bien sûr, à la Fête des foins, oui au vide-grenier, oui aux concours de pétanque, mais à quand la définition et la mise en oeuvre d’une véritable politique culturelle à Montfavet ? L’Echo Musical, seul promoteur authentiquement populaire et sainement rigoureux d’un savoir, est l’arbre qui cache non pas une forêt mais un désert.

Nous autres, si souvent caricaturés en obscurantistes, ne cesserons pas de dénoncer l’inconfort et l’exiguïté de la bibliothèque, sa petitesse (dans tous les sens du mot) avec ses 4 chaises en plastique magnanimement proposées aux 16 000 Montfavétains.

Nous rappellerons inlassablement que le peintre Alfred Lesbros et le sculpteur Marius Saïn, artistes natifs de Montfavet reconnus et appréciés internationalement, méritent une rétrospective. L’éveil d’une population à la beauté et à l’exigence artistique ne s’obtient pas par des expositions de médiocre niveau.

En d’autres termes et en guise de conclusion : les Montfavétains sont-ils ridiculement exigeants en espérant la qualité et la variété en matière culturelle ?

Raphaël Mérindol

 

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La Fête des Foins de Montfavet Vaucluse
En savoir plus sur http://avignon-demain.e-monsite.com/#2L6dXE0pfE9KKftc.99

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Centres sociaux : arrêter la gabegie

Intervention d’Anne-Sophie Rigault au Conseil municipal du 27 mai sur les subventions aux centres sociaux.

 

Madame le Maire, mes chers collègues

 

Nous venons de voter, avec quelque hésitation avouons le, une délibération qui actait une baisse sensible de crédits à un ensemble d’associations culturelles. Nous déplorons certaines de ces baisses mais, conscients des difficultés budgétaires de la Ville, avons fait contre mauvaise fortune bon cœur.

D’autres associations, nous l’avons vu par le passé avec des associations sportives et certaines petites associations, voient également l’aide allouée par la municipalité baisser. Ce qui posera nous le craignons des problèmes à certaines d’entre elles.

Et au milieu de tout cela, nous voyons fleurir régulièrement, au fil des conseils, des subventions diverses et variées pour les centres sociaux. Nous ferons les totaux le moment venu, mais quelque chose nous dit que ces associations ne sont pas forcément logées à la même enseigne que les autres.

Or, nous constatons d’une part qu’il s’agit à chaque fois de montants très élevés : ce sont ici pas moins de 377 000 euros qui sont distribués (si nous incluons le centre social géré par le CCAS). D’autre part, comme nous l’avons déjà indiqué à plusieurs reprises, nous sommes loin d’être convaincus de la pertinence de l’ensemble des actions menées, et pensons qu’il conviendrait de remettre à plat le fonctionnement de ces structures, d’en réduire la voilure en revenant aux actions réellement utiles – car il y en a indéniablement – et parallèlement, avec les économies réalisées, de renforcer la  présence de la police municipale, ce qui serait sans doute plus utile pour certains des quartiers concernés.

Anne-Sophie Rigault

 

 

 

Euros

Quel avenir pour les finances communales

Intervention de Philippe Lottiaux lors du Conseil municipal du 27 mai sur le rapport de la chambre régionale des comptes sur la gestion d’Avignon et ses perspectives budgétaires.

 

Madame le Maire, mes chers collègues,

Je ne développerai pas de longs commentaires sur le passé, d’autres sont mieux à même que moi de le faire. Et ce qui nous intéresse je crois aujourd’hui, et qui intéresse les Avignonnais, c’est l’avenir.

Or, hélas, cet avenir semble bien sombre à en lire ce rapport. Ce n’est guère une surprise, car Avignon se retrouve dans la situation de nombre de villes actuellement, à savoir aux prises avec une dette importante, qu’il sera de plus en plus difficile de rembourser demain. Et pourquoi cela ? Pour plusieurs raisons, au premier rang desquelles la baisse des dotations de l’Etat., comme l’indique la P 73 de ce rapport, je cite, « la baisse des dotations de l’Etat conduit donc, toutes choses égales par ailleurs, à augmenter en 2017 le stock de dette de 13% et à diminuer l’autofinancement brut de près de 70%. La conjonction de ces deux évolutions a pour effet de multiplier par 4 le ratio d’endettement de la Ville. »

Mais je m’étonne que vous puissiez vous en plaindre puisqu’il s’agit de la politique de vos amis, M. Hollande, M. Valls, M. Sapin le bien nommé, car ça commence à le sentir sérieusement pour les finances locales. Des responsables que vous soutenez, dont vous soutenez la politique qui tire nos collectivités vers le bas, une politique inféodée aux diktats de l’Union européenne, une politique de gribouille de la part d’un gouvernement incapable de faire des économies autrement que sur le dos des collectivités.

Outre la baisse des dotations, il faut aussi citer une fiscalité déjà très lourde, qu’il n’est plus possible d’augmenter, là encore parce que vos amis se sont déjà chargés d’étouffer les contribuables.

Dès lors que faire, comme le disait Lénine ? Evidemment baisser les charges de fonctionnement, et sans doute réduire l’investissement de manière mesurée.

Il y a bien eu quelques frémissements lors du budget 2015, concernant les charges à caractère général, mais bien en deçà des enjeux. Il faudra demain aller plus loin. Ce qui veut dire :

  • poursuivre les renégociations de marchés pour réduire les charges à caractère général. Je note à cet égard, en p 57 du rapport, que la chambre indique que, concernant la fin de la DSP de la restauration scolaire, « les autorités de la collectivité envisagent que au final, l’opération soit financièrement neutre » : nous sommes bien loin des centaines de milliers d’euros d’économies annoncés…
  • autre nécessité : examiner de près les subventions. Non pas en les réduisant de manière uniforme et arbitraire, comme c’est parfois le cas, ce qui n’a pas de sens, mais en examinant ce qui mérite d’être soutenu par la collectivité et ce qui le mérite moins, en évaluant les actions et en évitant de jeter sans compter l’argent devenu rare dans ce tonneau des danaïdes qu’est la politique de prévention, de plus en plus coûteuse, de moins en moins pertinente ;
  • troisième enjeu majeur : réduire les dépenses de personnel. Mais là encore pas de manière uniforme, car certains services ont besoin de plus de monde, et d’autres moins, pas non plus en revenant sur les avantages matériels des agents, qui pour beaucoup ont de faibles salaires, mais en optimisant l’organisation des services, en rétablissant les priorités, en axant sur le management, les objectifs et la motivation du personnel
  • dernier point, sélectionner les investissements les plus utiles, sans les réduire trop drastiquement, ce qui mettrait à mal le tissu économique local.  Il va vous falloir faire des choix. Renoncer à certains projets  et revenir sur ce qui est utile, et à terme rentable, pour la ville.

Guillaume d’Orange disait « là où existe une volonté, existe un chemin ». Mais si je ne me permettrais pas de douter de votre volonté, Madame le Maire, permettez moi de douter fortement du chemin dans lequel vous nous entraînez, et qui risque fort, malheureusement, de s’avérer une impasse.

Philippe Lottiaux

 

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Mairie avignon socialiste gestion
Philippe Lottiaux

 

Conseil du 27 mai 2015 : synthèse de nos positions

Le Conseil municipal du 27 mai comportait 29 délibérations, la plupart techniques. Retour sur les principales délibérations et les prises de position de vos élus FN/RBM.

 

1/ Rapport de la Chambre régionale des comptes

 

Le Conseil a commencé par la présentation du rapport de la Chambre régionale des Comptes sur la gestion de la ville entre 2006 et 2014. Avec la mise en lumière d’un certain nombre de difficultés, notamment sur l’endettement, qui demeure important, et le taux d’imposition, qui est plus élevé que pour d’autres villes de la même strate démographique.

 

Comme il fallait s’y attendre, la gauche a critique « l’héritage » de la précédente gestion UMP.  Une UMP qui quant à elle a vanté certains points positifs soulevés par la Chambre.

 

Nous avons souligné que l’analyse du rapport revient à l’histoire du verre à moitié plein ou verre à moitié vide : chacun fait dire aux chiffres ce qui l’arrange. Le vrai problème n’est pas dans le passé mais dans l’avenir. Un avenir qui s’annonce sombre au regard des perspectives dressées par le rapport, avons nous constaté. La Ville ne peut guère augmenter ses recettes, et va avoir de plus en plus de mal à rembourser sa dette. Ce pour une raison essentielle : la baisse des dotations de l’Etat, mise en œuvre par l’actuel gouvernement. Mme Helle a beau se plaindre de cette situation, n’oublions pas que ce sont ses amis socialistes qui en sont la cause et mettent Avignon, comme beaucoup d’autres collectivités locales, en difficulté.

 

Nous avons insisté sur le fait que nous devions garder une capacité d’investissement, essentielle tant pour le cadre de vie des Avignonnais et des Montfavétains que pour l’économie locale.  Ce qui veut dire une véritable politique de réduction des dépenses de fonctionnement, avec une meilleure organisation, en s’appuyant sur des équipes plus motivées et plus perfrmantes, et aussi en arrêtant de subventionner tout et n’importe quoi.

 

C’est possible, encore faut-il le vouloir. « Là où existe une volonté, existe un chemin, », a indiqué Philippe Lottiaux à Mme Helle, « mais permettez moi de douter fortement du chemin dans lequel vous nous entrainez, qui risque fort, malheureusement, de s’avérer une impasse », a t-il conclu.

 

2/ Le stationnement durant le festival…et en dehors

 

Nous nous sommes abstenus sur la délibération prévoyant les mesures de réduction de la circulation durant le Festival, mais aussi un certain nombre de changements plus pérennes concernant le stationnement dans le centre-ville.

 

 

 

Les mesures pour le Festival semblent pour l’essentiel cohérentes, hormis peut-être l’interdiction totale de la circulation hors riverains à partir de 13h.  Au delà, la délibération prévoyait certaines mesures pérennes (extension des parcs relais des Italiens et de l’Ile Piot, paiement du parking des allées de l’Oulle et du bord des remparts), qui sont compréhensibles dès lors qu’elles s’inscrivent dans une vision globale du stationnement dans le centre.

 

Or, et c’est ce que nous avons reproché à cette délibération, le vrai problème du stationnement dans le centre n’est pas traité. Nous avons demandé une réflexion urgente sur le sujet. Nous souhaitons l’articuler autour de 3 thèmes :

  • permettre aux résidants du centre de se garer plus facilement et à moindre coût à proximité de chez eux, avec la création de 2 nouveaux parkings souterrains intra-muros et des formules d’abonnement plus avantageuses
  • permettre aux personnes venant faire leurs courses à Avignon de bénéficier d’une heure gratuite et de disposer de davantage de places pour les inciter à fréquenter les commerces du centre
  • créer un nouveau parking relais dans le Sud et renforcer les navettes en soirées et en week-ends.

 

Nous serons particulièrement attentifs à cette question, essentielle pour l’attractivité touristique et commerciale de l’intra-muros, et pour faire revenir des habitants dans l’intra-muros.

 

3/ Opération « un été à Avignon »

 

Nous avons voté ce projet qui offre aux jeunes restant à Avignon durant l’été un ensemble d’activités. Nous serons cependant attentifs à son bilan : nous craignons qu’elle soit loin de concerner tous les jeunes Avignonnais. Il faut évidemment des actions pour le quartier de St Chamand, mais aussi pour les autres quartiers d’Avignon.

 

4/ Vote de la charte des « food trucks »

 

La Ville veut permettre à des « food trucks » de s’implanter, sans pour autant concurrencer les restaurants et commerces traditionnels. Pourquoi pas. En revanche, nous avons déploré que la collectivité utilise cet anglicisme. Comme le disait Frédéric Mistral, «la langue, par la culture qu’elle véhicule, est l’âme et le cœur d’un peuple, son ossature mentale ». Nous continuerons à œuvrer pour l’emploi de la langue française et la francophonie.

 

5/ Subventions à certaines associations culturelles

 

Nous avons voté la délibération portant réduction des subventions à un certain nombre d’associations culturelles, après avoir cependant hésité : si cela peut se concevoir pour certaines associations, d‘autres ne méritent pas cette baisse au regard de l’impact qu’elles ont sur l’attractivité de la ville.

 

Contrairement à ce que quelques désinformateurs professionnels peuvent dire et écrire, nous sommes très attentifs au maintien de la vie culturelle sur Avignon. Et nous veillerons à ce que cette baisse des subventions du fait de la situation budgétaire très difficile de la Ville ne conduise pas certaines associations utiles à la faillite. Il faut savoir faire les bons choix.

 

6/ Subvention aux centres sociaux

 

Nous n’avons pas voté cette délibération accordant près de 380 000 € de subventions à différents centres sociaux dans le cadre de la politique de la ville. En effet, nous considérons que le montant total des subventions qui leur sont allouées, bien supérieur au final, est hors de proportion avec leur utilité réelle.

 

Il faut évidemment maintenir les centres sociaux et les aider dans certaines de leurs actions. Mais il faut également une vraie évaluation et un vrai bilan, ce qui n’est pas le cas. Et arrêter de subventionner tout et n’importe quoi pour se donner bonne conscience. Sous prétexte qu’il s’agit des « quartiers ». La lutte contre le gaspillage doit s’appliquer à tout le monde. Cela fait plus de 30 ans que des dizaines de millions sont consacrés à la politique de la ville. Vit-on mieux dans les quartiers concernés ? Ce n’est pas forcément évident.

 

Anne-Sophie Rigault a souligné qu’une partie de cette subvention serait sans doute plus utile si elle était consacrée à l’embauche de policiers municipaux supplémentaires pour assurer la sécurité dans certains quartiers, ce qui constitue aujourd’hui le problème n°1 pour beaucoup d’habitants.

 

7/ Subvention au comité des fêtes de Montfavet pour la Fête des foins

 

Nous avons voté pour cette subvention permettant à cette importante manifestation montfavétaine de se tenir.

 

Cependant, nous avons demandé également une véritable politique culturelle pour Montfavet. Raphaël Mérindol a notamment dénoncé l’inconfort et l’exiguïté de la bibliothèque, qui ne comporte que 4 chaises pour 16 000 Montfévétains !

 

Nous attendons de la municipalité une véritable action pour la culture à Montfavet, comme nous l’avions proposé dans notre programme municipal. Visiblement, nous risquons d’attendre malheureusement longtemps.

 

 

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Les élus d'Avignon Demain au service des Avignonnais

 

 

Philippe Lottiaux 

LEO : il faut avancer !!!

Vous avez dit solidarité ?

Vous avez dit solidarité ?Pour la majorité municipale d'Avignon, solidarité ne rime pas avec intercommunalité !

Entre deux mots…

 Décidément, ce pays marche sur la tête.

        On apprend ainsi ce jour que Manuel Valls a annoncé la création,d’une « structure » de prise en charge des jeunes Français de retour de zones de djihad.

« Une structure sera créée d’ici la fin d’année afin de prendre en charge, sur la base du volontariat, des jeunes de retour de zones de conflit », a t-il ainsi déclaré. « Par un accompagnement individualisé, une prise en charge psychologique et un encadrement renforcé, ces jeunes devraient retrouver toute leur place dans notre société. »

La place dans la société, elle devrait surtout être hors de notre pays, ou alors en cellule davantage que dans une structure basée sur le volontariat. Il est évident que le gentil djihadiste va, après avoir vu la vidéo du ministère de l’intérieur, rejoindre repentant la structure d’aide psychologique pour s’insérer pleinement dans notre société.

On croit réver… Et le pire, c’est que ce genre d’énormités passe. Car la gauche – imitée en cela par l’UMP – tente encore une fois de manipuler le langage et de gagner la bataille des mots.

Il ne faut pas se leurrer. Le combat politique est aussi un combat du langage. Et à ce titre, malgré les approximations syntaxiques de ses ministres, voire de ses présidents, l’UMPS, relayée par nombre de médias complaisants, mène aux points. De plus en plus de mots sont ainsi confisqués. La République en est le symbole. Confisquée d’abord par la gauche et son ridicule « front républicain », puis désormais par l’UMP et ses non moins ridicules futurs « républicains ». Une confiscation qui ignore ême ce que la notion signifie et qui est au final une négation complète de la République.

En quoi, franchement, ces fossoyeurs de la République, qui ont abandonné notre liberté, tué l’égalité au profit de l’égalitarisme, et rendu de plus en plus impossible la fraternité en exacerbant les tensions, ont-ils le droit de se pavaner comme ses représentants ? Un peu comme si une prostituée menait le combat d’une ligue de vertu ou un chanteur de rap militait pour l’élégance. Une sorte d’OPA de corsaires sans foi ni loi de la politique, qui a encore de beaux jours devant elle.

Outre la confiscation, il y a aussi la novlangue. Par exemple le fameux « vivre ensemble » qui devient un leitmotiv obligatoire de tous les discours bobos, mais aussi de plus en plus d’UMP complexés de ne pas passer par cette figure obligée. Le problème est qu’il s’agit bien ici de disserter sur du vide. Quand la gauche parle aujourd’hui de « vivre ensemble », c’est comme quand elle parlait hier de « démocratie populaire » pour les pays de l’Est, qui n’étaient ni démocratiques ni populaires. Hé bien le « vivre ensemble » aujourd’hui, c’est pour justifier des situations où on ne peut plus vivre normalement, et surtout pas ensemble. C’est pour justifier le communautarisme islamiste, qui a surtout une envie, c’est qu’on ne soit pas « ensemble ». C’est pour oublier l’insécurité et la peur qui règnent dans certains quartiers. C’est pour éviter que quiconque puisse rappeler quelques vérités premières sur la ghettoïsation de ces quartiers, la violence, l’intimidation des plus « modérés », la chasse à tout ce qui est différent, le deal, le départ des commerces de proximité.

Mais surtout ne rien dire : ce serait contre le « vivre ensemble », vaste foutaise bobo-gaucho qui est une belle opération de terrorisme intellectuel, un mode de terrorisme qui hélas ouvre le chemin à d’autres…

Décidément, les mots ne sont pas à prendre à la légère. Il serait temps que tous s’en rendent compte afin de dire non, enfin, aux tentatives de manipulation de l’opinion menées par le système. Afin de respirer sous la chappe de plomb installée par des politiques dépassés et des médias complaisants. Afin de voir plus loin, et de penser à nos enfants, auxquels nous préparons, par faiblesse, un monde dont nous devrions être honteux, et aussi à notre pays, dont nous creusons la tombe par lâcheté et conformisme.

Il est plus que temps de réagir. Avec les seuls mots qui vaillent : les nôtres.

 

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