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Avignon et sa culture : marche arrière toute !

Le mirage culturel du maire d’Avignon :

Lors du dernier conseil municipal

Délibération n°6 : convention d’objectifs Ville/associations culturelles

Madame le Maire,
Mes chers collègues,

Rappelez-vous…

« Aujourd’hui, encore trop d’avignonnais se sentent exclus de toute pratique culturelle… Mon ambition est de retrouver le chemin d’une culture populaire, telle qu’elle avait été imaginée par Jean Vilar. Une culture partagée par tous. (…) A ce titre, j’ai la volonté de replacer la culture et l’art au cœur de notre cité en les rendant encore plus présents tout au long de l’année. »

C’est par ces mots trouvés dans votre programme, chapitre 8 intitulé « Avec tous et pour tous, faire d’Avignon une ville culturelle » que je souhaitais débuter mon intervention…

Les belles promesses de campagne semblent définitivement bien loin. Alors que vous alliez jusqu’à noirci votre projet de nombreuses propositions, vous semblez avoir oublié depuis longtemps l’une d’elle, la numéro 3 je vous cite « soutenir la création artistique dans sa diversité, en accompagnant les initiatives des acteurs culturels présents depuis de nombreuses années dans notre ville », fin de citation.

Tout juste un an après votre élection, Madame le Maire, vous demandiez aux associations culturelles et aux théâtres permanents de participer – solidairement – à l’effort de la collectivité d’avancer dans un budget contraint. Tous avaient accepté, non sans quelques grincements de dents, de se serrer la ceinture.

Le mois dernier, lors du vote du budget primitif, j’avais déjà tiré la sonnette d’alarme en dénonçant pour l’année 2016, une nouvelle  baisse, minutieusement préméditée, de 8% des dépenses de fonctionnement, à la fonction Culture. Un comble pour une ville comme Avignon, véritable phare de la Culture, sur la place internationale.

Mais en y regardant de plus près, la baisse de 8%, l’effort financier que vous demandez – pardon que vous imposez – à tous, vous ne l’appliquez, en réalité, pas à tout le monde de la même manière…. Un 8% en quelque sorte à géométrie variable !

En effet, j’en veux pour preuve les chiffres qui parlent d’eux-mêmes…
– à la section théâtre :
–    Le Chêne Noir : – 7% (après une première baisse de 15% en 2015)
–    L’ISTS : – 8%
–    Le Théâtre du Balcon et le Théâtre du Chien qui fume, tous deux, accusent une baisse de près de 10%.
Dans le même temps, vous augmentez la subvention de Surikat Production de 43%. Visiblement, tous ne bénéficient pas du même régime de faveur….

– à la section musique :
–    L’écho musical de Montfavet : – 16%
–    Tremplin jazz : – 32%
–    Festival de musique ancienne : – 20% cette année, après avoir déjà essuyé une baisse de 20% en 2015.

Enfin, dans les associations non conventionnées :
–    La compagnie des Côtes du Rhône : – 12%
–    Les Amis du Cor et Poésie dans la cité : -17%
–    Les Amis du Théâtre populaire et Musique sacrée en Avignon :   -33%
Alors que dans le même temps, vous augmentez la subvention au Parcours de l’Art de 16%, la palme de la plus importante augmentation revenant à French Tech Culture : + 10 000 % !!!

Pour certains, la menace qui planait de voir une deuxième baisse consécutive des subventions devient malheureusement réalité ce soir… A vouloir poursuivre ce massacre culturel, vous allez finir par signer la mise à mort de certaines associations culturelles, ou encore  contraindre certains directeurs de théâtre à vendre leur établissement comme l’a été récemment le Théâtre des Étincelles à des chinois !

Tous sont unanimes : nous avons de l’or entre les mains, et ne l’exploitons pas à sa juste valeur. Pire, nous le bradons en abandonnant les bijoux de famille.

Anne-Sophie-Rigault

Madame le Maire, le mois dernier, vous rappeliez avec détermination que lorsque le Maire d’Avignon s’occupe de la Culture, la Culture avance ! Pardon de vous reprendre et vous contredire mais ce soir, vous nous donnez – une nouvelle fois – la preuve que vos paroles sont bien loin de vos actes. Même votre ancienne adjointe à la Culture se félicite dans le Dauphiné de ce jour d’être partie, allant jusqu’à se demander quelle vision de la Culture vous avez pour notre Ville…

Pour terminer et dénoncer définitivement votre double langage, je voudrai dire un mot sur le Festival d’Avignon. Cette après-midi même, Olivier PY a rencontré – en urgence – Christian ESTROSI, venu affublé de son costume de super-héros, portefeuille à la main. ¬[Assez surprenant que de constater qu’il y a tout juste un mois il était prêt à emboiter le pas de la ministre en suspendant la subvention de la Région aux Chorégies d’Orange. Et aujourd’hui, de répondre sans délai à l’appel du président du festival qui menaçait en mars 2014 de délocaliser le Festival si nous arrivions aux affaires de la Ville.] Situation plutôt comique de constater que sitôt installée, c’est vous, oui vous Madame le Maire qui avez réduit la subvention au Festival de 49 000€ !

Peut-être avez-vous besoin qu’on vous rafraîchisse la mémoire en vous rappelant que, par convention qui les lie, la Ville et le Grand Avignon sont partenaires du Festival et abondent à la même hauteur, chaque année. C’est la fameuse doctrine d’alignement. Or, en 2015, de manière unilatérale de votre part, et sans aucune communication avec les services du Grand Avignon, vous avez décidé de réduire la subvention au Festival, alors que celle du Grand Avignon était déjà votée… En 2016, vous avez donc contraint l’interco à s’aligner sur votre subvention, mettant en difficulté les finances du Festival ! Vous conviendrez avec moi qu’après avoir fait votre campagne, il est assez cocasse de constater qu’Olivier Py appelle Christian Estrosi à son secours.

Madame le Maire, nous ne pouvons que déplorer les baisses de subventions à tout ce qui fait la grandeur culturelle d’Avignon, que ce soient le Festival, les théâtres permanents, les associations culturelles ou les grands évènements. Ces petites économies de bout de chandelle coûtent, au final, bien cher au rayonnement de la Ville.

Même si certaines baissent peuvent être compréhensibles, il serait bon qu’elles soient identiques pour tous, ne serait-ce qu’au nom de l’équité. Aussi, nous vous demandons, ce soir, un vote séparé, subvention par subvention.

Madame le Maire, je terminerai en vous invitant à mettre en application le dernier paragraphe d’introduction de votre programme : « Notre ambition est à la fois simple et complexe, notre défi est grand et difficile : donner un nouveau souffle à notre ville, permettre à ses nombreux talents de s’exprimer. »

Je vous remercie.

Anne-Sophie Rigault

 

Avenir de notre Opéra-Théâtre

Avignon Demain Opéra Théâtre2.jpg

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Vue la conjoncture économique actuelle, Avignon Demain veillera à ce que l’offre culturelle de qualité et à la hauteur d’une ville comme Avignon perdure.

 

Monsieur le Président,
Mes chers collègues,

Enfin ! Enfin une délibération concernant l’Opéra nous permet, ce soir, d’aborder l’avenir de notre Opéra-Théâtre…

La décision de restaurer et rénover ce très bel édifice a été prise, mais prise – une fois de plus – les yeux bandés. Lorsque la Ville d’Avignon a transféré son Opéra au Grand Avignon, vous saviez que l’estimation présentée était sérieusement minorée. Joli cadeau empoisonné qui n’avait, à l’époque, pu être refusé.

Et aujourd’hui, vous commettez une grave erreur, celle de fermer complètement l’édifice sans avoir assez finement budgété les travaux en amont, mais également sans avoir prévu de solution de repli.

Je m’explique…

Tout d’abord, le montant des travaux.

Lors de la dernière commission Culture (il y a tout juste dix jours), il nous a été annoncé une première estimation des travaux à 17M€, alors que le budget prévu est de 15M€. Donc, avant même le premier coup de pioche, nous redoutons déjà les dépassements de budget. Nous n’allons très certainement pas pouvoir tenir le budget initial, car en cours de route il y a toujours des études supplémentaires ou des postes de dépenses oubliés qui se rajoutent et qui nous obligent à voter des rallonges. Une fois les travaux commencés, nous n’aurons d’autre solution que de les terminer…
Or, je ne vous apprends rien en disant que tout marché public commence à 1 et finit à 2, 3, 4 ou 5 ! Dans ces conditions, ne serait-il pas judicieux de faire appel à un cabinet d’économies de la construction, pour essayer au maximum d’affiner le coût des travaux, tout en recherchant les poches d’économies possibles ?

Pour terminer sur ce premier point, je voudrai reprendre la phrase prononcée par l’un des conseillers communautaires, lors du conseil du 28 janvier dernier, je cite : « il ne faut pas oublier que nous sommes gestionnaires de l’argent de nos contribuables ».

Deuxième problème : la fermeture définitive du bâtiment pendant la durée des travaux.

Décision encore une fois actée, sans chercher de solution alternative, et visiblement sans pouvoir faire machine arrière. Il ne nous reste donc d’autre possibilité que de trouver une solution ailleurs, afin d’éviter de mettre au chômage technique les 200 familles qui vivent grâce à l’Opéra.

Autre point, la  perte des subventions de nos partenaires financiers. A-t-on aujourd’hui la certitude que l’Etat, la Région ou le Conseil départemental ne vont pas se désengager ? Concernant le Département, il semblerait que leur subvention s’arrête en 2018 ! Qu’en est-il ?

Si nous ne trouvons pas de lieu pouvant accueillir une salle éphémère, nous allons perdre définitivement toutes les subventions. Il y a un an et demi, rappelez-vous, nous avions dû voter en urgence une rallonge budgétaire afin de boucler le budget de l’Opéra. Il serait bien que l’horizon financier de ce dernier ne soit pas plombé par manque d’anticipation du Grand Avignon…

Troisième et dernier point : la structure éphémère.

Si la solution de la structure éphémère n’est pas trouvée rapidement, la programmation ne sera alors plus possible. J’attire votre attention sur le fait que le choix du lieu, mais aussi celui de la structure qui va accueillir l’Opéra et l’orchestre doit recevoir un soin très particulier. Des bruits courent comme quoi la Ville d’Avignon pourrait louer un des halls du Parc des expos, ou encore accueillir une structure extérieure sur le Parc…

Je ne suis pas convaincue – si ce choix était confirmé – que, vue l’architecture du complexe et la diversité des expositions accueillies, d’une part le public de l’Opéra suive, d’autre part que de grandes pointures d’envergure internationale acceptent de se produire dans un tel cadre, enfin que l’acoustique permette de sublimer les œuvres.

Monsieur le Président, en commission Culture, l’attention des élus a été attirée sur l’attractivité de notre territoire. Vue la conjoncture économique actuelle, nous nous devons de garder une offre culturelle de qualité et à la hauteur d’une ville comme Avignon.

Je vous remercie.

Anne-Sophie RIGAULT

 

 

Montfavet : pour une véritable action culturelle

Intervention de Raphaël Mérindol au Conseil du 27 mai 2015, pour une véritable politique culturelle à Montfavet

 

Madame le Maire, mes chers collègues

Nous voterons pour la subvention au Comité des Fêtes de Montfavet mais souhaitons appoter certaines observations.

Le Comité aura notamment pour tâche d’empêcher que la Fête des Foins ne sombre dans une folklorisation de la vocation agricole, préjudiciable à l’espoir qu’entretiennent encore les paysans en activité dans ce territoire. De même que la Provence ne peut se circonscrire aux danses en costume comtadin, c’est à dire hors du temps vécu, la ruralité ne peut être résumée par un lancer de bottes de foin une fois par an. Nous souhaitons que soit portée une claire ambition : montrer que l’agriculture à Montfavet a une modernité, donc un avenir. La Fête des foins peut et doit y contribuer, d’où la nécessité de son toilettage.

Par ailleurs, cette délibération offre l’occasion de faire un distinguo entre festivités et culture. Il est trop facile de dire qu’il existe des festivités à connotation culturelle, que la culture peut être de nature festive; la vérité est que les premières visent au délassement, la culture ayant pour but l’élévation, n’en déplaise aux ergoteurs.

Oui, bien sûr, à la Fête des foins, oui au vide-grenier, oui aux concours de pétanque, mais à quand la définition et la mise en oeuvre d’une véritable politique culturelle à Montfavet ? L’Echo Musical, seul promoteur authentiquement populaire et sainement rigoureux d’un savoir, est l’arbre qui cache non pas une forêt mais un désert.

Nous autres, si souvent caricaturés en obscurantistes, ne cesserons pas de dénoncer l’inconfort et l’exiguïté de la bibliothèque, sa petitesse (dans tous les sens du mot) avec ses 4 chaises en plastique magnanimement proposées aux 16 000 Montfavétains.

Nous rappellerons inlassablement que le peintre Alfred Lesbros et le sculpteur Marius Saïn, artistes natifs de Montfavet reconnus et appréciés internationalement, méritent une rétrospective. L’éveil d’une population à la beauté et à l’exigence artistique ne s’obtient pas par des expositions de médiocre niveau.

En d’autres termes et en guise de conclusion : les Montfavétains sont-ils ridiculement exigeants en espérant la qualité et la variété en matière culturelle ?

Raphaël Mérindol

 

image: http://avignon-demain.e-monsite.com/medias/images/fete-des-foins-a-montfavet.png

La Fête des Foins de Montfavet Vaucluse
En savoir plus sur http://avignon-demain.e-monsite.com/#2L6dXE0pfE9KKftc.99

Avignon : Disparition de la crèche de l’Hôtel de Ville

Bien évidemment, l’argument avancé pour la disparition de la crèche dans l’Hôtel de Ville sera le respect de la laïcité ou neutralité confessionnelle, argument fallacieux qui aura du mal à masquer le fait qu’on aura cédé aux revendications fielleuses d’une infime minorité anticléricale, encore plus  antichrétienne, beaucoup moins militante lorsqu’il s’agit de condamner la montée en puissance de l’intégrisme musulman à Avignon. On pêche son électorat où on peut…

La vérité est que la Place de l’Horloge, depuis des lustres, est le point focal des fêtes de Noël pour les Avignonnais.  Plus qu’une adhésion à la foi catholique — le signataire de ces lignes n’est pas baptisé — le choix de l’emplacement de la crèche dans le péristyle de la mairie exprime la fidèle appartenance de notre population à la culture provençale, culture dont les racines plongent depuis deux millénaires dans la chrétienté, n’en déplaise aux ayatollahs de tout poil. La vérité n’a pas pour principale vertu d’être politiquement correcte.

Déplacer la crèche, c’est un peu renoncer à notre identité. Loin de mêler les destins de tous les Avignonnais, cette décision n’exacerbera que les ressentiments, n’approfondira que les divisions. Erreur politique majeure alors que l’apaisement est plus que jamais nécessaire. Comment ne pas penser à un ami algérien laïque qui, désireux de comprendre et d’intégrer la culture locale, emmène ses enfants  chaque année devant la crèche installée dans la maison du peuple. Lui sait que l’on n’arrivera pas à culpabiliser le républicain pur et dur que je suis.

Raphaël Mérindol

Raphaël Mérindol dénonce la disparition de la crèche de l'Hôtel de Ville d'Avignon

Raphaël Mérindol dénonce la disparition de la crèche de l’Hôtel de Ville d’Avignon

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